Lapabe Tia Maro

"J'assumerai mon devoir ..."
Amin'ny teny malagasy

LA BATAILLE DE LA MOBILISATION CITOYENNE EST LANCéE!

(Dimanche 22 juillet 2018)

Peuple Malagasy, nous allons arrêter d'attendre les politiques pour le redressement du pays. 

Oui, c'est la saison des promesses. Ils vont nous en faire des tonnes pendant la campagne électorale. Après cet emballement de promesse viendra le temps du désenchantement pour nous. 

Alors que faire pour stopper cette alternance perverse? 

Conscientiser et de mobiliser tous les citoyens malagasy pour prendre en main leur destinée 

Nous sommes tous responsables de cette situation, et si on ne commence pas au moins à essayer de changer des choses aujourd'hui, il n'y a aucune chance pour que ce soit différent demain.

Nous poursuivons notre stratégie pour que cette bataille soit gagnée.

1. La 1ère pierre est posée: la HCDDED, haute autorité pour le défense de le démocratie et de l'état de droit

Quand nous avons ensemble lancé il y a 6 mois la pétition pour obliger le président Rajaonarimampianina à mettre en place le HCDDED, certains nous ont signifié que c'est une institution de plus qui va servir à caser les politiciens. Nous allons les faire mentir et mettons au défi le HCDDED de réussir, pas seulement la défense de la démocratie en tant que régime (conforter la prise du pouvoir uniquement par les urnes et vivre dans un état de droit) mais surtout la mise en place de la démocratie en tant que mode de gouvernement (démocratie d'exercice(*)). Cette démocratie d'exercice devrait nous conduire vers un mode de gouvernement où:

- on écoute le peuple

-  on précede toute prise de décisions de consultation des personnes concernées

- les ministres assument leur responsabilité

- les dirigeants ne peuvent plus mentir impunément

- le monde politique doit rendre des comptes

- il y a une transparence totale sur le fonctionnement de l'administration.

Le HCDDED devrait maintenant se mettre en ordre de bataille pour mener à bien les tâches que la constitution lui confère.

D'abord, en tant que gardien du "respect effectif des valeurs démocratiques et de l'éthique"  (art 43 de la constitution), il devrait faire savoir par une campagne d'envergure nationale (télé, radio, réseaux sociaux, tournée dans les recoins du pays):

- quels sont les types d'actes qui rentrent dans ce cadre et

- comment chaque citoyen(ne) pourrait remonter facilement et sans risque de vengeances des concernés (protection des sources) les faits opposables (intégrité des gouvernants) rencontrés sur le terrain.

Ne nous contentons plus des promesses des politiciens qui vont foisonner pendant cette campagne électorale à venir, mais prenons en  main notre destin. Profitons de cette institution, le HCDDED, pour surveiller nos dirigeants. Ne les laissons plus faire ce qu'ils veulent, il faut que chaque pas de travers soit traqué et remonté au HCDDED charge à ce dernier de "saisir, signaler et/ou dénoncer à l'institution mise en cause" (art 14 de la loi 2015-001). 

2. L'implication de la société civile dans la défense de la démocratie et de l'état de droit

Les réseaux sociaux (facebook, blog, mails etc) permettent aux citoyens d'exprimer leurs intérêts et leurs opinions mais atomisés et manipulés par des groupes. L'exécutif semble atteint de surdité ou n'arrive pas à réceptionner l'expression citoyenne. Du côté parlementaires, ils passent leur temps à se battre pour leurs intérêts. La société civile est émancipée mais n'arrive pas à se faire entendre dès qu'il s'agit d'interpellation du pouvoir.

Le gouvernement ne peut pas être efficient que s'il interagisse avec les opinions, les passions et  les intérêts de la société.

Il faudrait donc que chacun de leur côté, gouvernants et société, fassent une révélation (transparence) de ce qu'ils font. Cette révélation réciproque permet de maintenir une communication permanente entre l'opinion et les gouvernants.

Les modes d'expression de la société doivent d'être refondés

La surveillance ne porte pas uniquement sur la corruption mais aussi sur la non-réactivité et de non-prise de responsabilité des dirigeants.

Il s'agit aussi de faire reculer les "ronono an-tavy" (emballement des promesses) en démasquant les paroles politiques trompeuses.

Les associations, et plus précisement les associations oeuvrant dans le domaine de la vie démocratique, devraient aider le fokonolona dans ce sens.

Elles devraient impliquer le fokonolona, sans distinction de parti ni de religion, dans une relation directe avec le gouvernement. Elles devraient les former et leur donner les informations nécessaires.

Ce travail nécessite de moyen, pas seulement humains, mais aussi financiers pour ces associations. Cela pose donc la question de leur financement.





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